Le Réseau européen des gestionnaires de réseaux de transport d'électricité (ENTSO-E) a publié un rapport de 79 pages (phase 2) sur les exigences techniques relatives à la formation du réseau, précisant que les modules de production d'énergie, y compris ceux à onduleur, doivent être conformes aux normes. systèmes de stockage d'énergie Les installations de stockage d'énergie et les centrales d'énergie renouvelable de plus de 1 MW devront obligatoirement être dotées de capacités de stabilisation du réseau. Ce rapport constitue une révision majeure pour la prochaine mise à jour du Code de réseau relatif aux exigences applicables aux générateurs (NC RfG 2.0) et imposera des obligations contraignantes de formation de réseau aux nouveaux projets de stockage d'énergie et aux centrales d'énergie renouvelable de plus de 1 MW. Il est important de noter que cette exigence s'applique uniquement aux nouveaux projets raccordés au réseau et aux rénovations importantes d'installations existantes. Une fois que la Commission européenne aura adopté ce rapport pour finaliser le NC RfG 2.0, ENTSO-E publiera rapidement un document d'orientation pour la mise en œuvre (DOG) afin d'accompagner les autorités de régulation nationales et les gestionnaires de réseau. Chaque pays appliquera ensuite la réglementation selon ses propres procédures et son propre calendrier.

Pour les développeurs de systèmes de stockage d'énergie par batteries, les implications sont immédiates. Le rapport stipule formellement que les systèmes de stockage d'énergie et leurs systèmes de conversion de puissance (SCP) associés doivent, grâce à la fonctionnalité d'onduleur de formation de réseau, assurer un contrôle de la tension, une réponse inertielle et une régulation de fréquence comparables à celles des générateurs synchrones, et maintenir ces fonctions lors de perturbations du réseau. Contrairement à onduleurs à suivi de réseau Alors que les systèmes de suivi de l'état du réseau se limitent à l'enregistrement des données, les équipements de formation de réseau doivent créer proactivement les conditions de fonctionnement de ce dernier. De plus, lors du déploiement de ces nouvelles règles par les États membres de l'UE, des périodes de transition pourront être instaurées afin de garantir une mise en œuvre harmonieuse, permettant ainsi à l'expertise du secteur et à la technologie elle-même d'évoluer au rythme des exigences réglementaires.
La définition technique des systèmes de stockage d'énergie, assimilés à des générateurs virtuels, présentée dans le rapport, fournit des indications claires au secteur : ces systèmes doivent maintenir la stabilité de la tension lors des variations de fréquence ou de phase du réseau, fournir un courant réactif quasi instantané et assurer un fonctionnement synchrone sans référence externe. Des tests de conformité vérifieront si une installation de stockage d'énergie peut rester stable et connectée au réseau lors de creux de tension, de variations brusques et de sauts de phase. Le rapport stipule un temps de réponse du courant inférieur à 10 millisecondes et un taux d'amortissement des oscillations de puissance d'au moins 5 %. Ces exigences sont indépendantes de toute technologie, mais ENTSO-E a fixé des valeurs d'impédance maximales et rehaussera les normes pour les exigences allant au-delà du contrôle de chute de tension et des fonctions fréquence-puissance.
La nouvelle réglementation pourrait favoriser les solutions technologiques capables de variations de puissance bidirectionnelles rapides, un profil particulièrement adapté aux batteries lithium-ion à taux de charge élevé et aux convertisseurs de puissance plus modulaires, ce qui pourrait également profiter aux systèmes hybrides à couplage continu. Cependant, la technologie des batteries évolue rapidement. ENTSO-E a également adopté la définition d'inertie virtuelle, utilisant le temps de démarrage mécanique comme critère de conformité : une valeur calculée à l'aide d'une formule spécifique, comparable à la constante d'inertie d'un générateur synchrone. Pour les systèmes de stockage d'énergie, cela implique de réserver suffisamment d'énergie pour assurer un soutien de fréquence à l'échelle de la milliseconde. Toutefois, comme l'ont souligné les gestionnaires de réseau, la capacité de réserve spécifique dépendra de multiples facteurs.
Le rapport de la phase 2 constitue une étape importante dans le processus d'élaboration du code de réseau standard de l'UE. Bien que non contraignant pour le moment, son cadre est largement établi. La norme s'appuie sur les progrès réalisés et l'expérience acquise lors de projets menés au Royaume-Uni et en Australie, qui ont déjà démontré que les systèmes de stockage d'énergie par batteries intégrés au réseau peuvent renforcer considérablement la robustesse de ce dernier. Une fois la norme NC RfG 2.0 adoptée, la prochaine étape consistera à intégrer ces normes dans les codes de réseau nationaux par le biais d'approbations réglementaires et de cadres de gestion des gestionnaires de réseau. Comme indiqué précédemment, certaines exigences peuvent faire l'objet de dispositions transitoires, selon le type de centrale électrique.
Face à cette transformation du secteur, les entreprises de stockage d'énergie doivent réagir de manière proactive :
Voici quelques entreprises représentatives : CNCOB Sungrow, GoodWe, CATL, Kehua Data, NARI-RELAYS, GreenVoltis et Konflux Kapital International (KKI), entre autres.